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13 JUIL 2020

Actualités

14 x 7 = 14.07 pour la fête nationale, le 14 juillet 2020 à 23 heures, tous à vos balcons, tous à vos fenêtres.

14 x 7 = 14.07 pour la fête nationale, le 14 juillet 2020 à 23 heures, tous à vos balcons, tous à vos fenêtres.

À Val-de-Reuil, on ne renonce jamais. C’est même la marque de l’esprit rolivalois. Alors que la plupart des communes de l’Eure, comme partout en France, ont annulé leurs feux d’artifice des 13 ou 14 juillet, la Ville, pour marquer la fête nationale, a décidé, au contraire, de maintenir cet instant de joie républicaine, cet évènement bleu-blanc-rouge, son feu d’artifice considéré comme un des plus beaux de sa catégorie dans le département. Nous ferons donc partie des 3 communes qui « maintiendront » la tradition tandis que 92 « ont mis les pouces ».

Bien sûr, il n’y aura aucun rendez-vous au Parc Sud. Pas de « belle verte » ou de « belle jaune », pas de lâchers de lanternes lumineuses, de fête foraine, de barbe-à-papa et de bal. Que les milliers d’habitués ne se déplacent pas, ils trouveraient porte close. Nous aurions d’ailleurs été dans l’incapacité, au milieu de l’obscurité et des explosions de fusée, de faire observer gestes-barrière, distanciation sociale et port du masque aux sept ou huit mille personnes, venues pour certaines des communes voisines, qui, sur plusieurs hectares, se pressent à cet événement. Or la sécurité face à l’épidémie de Covid 19 est un impératif.

Il a donc fallu innover. Cela ne nous est pas tout-à-fait étranger. Nous nous sommes inspirés de ce qui avait si bien marché pour la fête de la musique lorsque nous avions mis DJ, chanteuses, orchestres classiques et groupes rock sur les toits, celui de la mairie en premier, pour éviter la cohue et les rassemblements. Ce fût un succès. Same player shoot again !  Mais, évidemment, nous y avons mis une petite dose de surprise.

14 x 7 = 14.07. Tout tient dans cette étrange formule. Le 14 juillet, ce sera sur 14 sites, gardés secrets, clos et inaccessibles, très régulièrement disséminés sur la Ville, 14 feux de 7 minutes chacun magnifiant le drapeau tricolore. Pour attirer chacun à son balcon, à sa fenêtre, en proximité, il y aura un peu de son avant la lumière. De puissantes enceintes nous y aideront. D’abord quelques bêtes innocentes et grésillantes nous rappelleront, vers 22h30, que, en Normandie aussi, c’est l’été depuis le 21 juin. Ensuite la sonnerie solennelle des trompettes chères à Maurice Jarre retentira dans la nuit. Il s’agira d’introduire un discours fameux, impressionnant, essentiel, les mots d’un des personnages les plus connus de l’Histoire contemporaine de la France. « Honneur et Patrie », sa voix s’élèvera depuis Londres pour que, en cette année pour lui triplement anniversaire, on se remémore l’homme qui sauva la France de la honte et de la défaite. Viendra alors le temps d’une marseillaise à deux couplets invitant à « l’amour sacré de la Patrie« . Il sera temps vers 23 heures que les premières détonations retentissent synchronisées sur 14 points d’Est en Ouest, du Nord au Sud de la Ville. Bienheureux ceux qui auront pris un peu de hauteur depuis une colline, le spectacle n’en sera que plus beau. Un chœur à bouche fermée, parmi les plus célèbres, nous ramènera ensuite vers le sommeil.

Le matin, comme à l’habitude, avec l’ensemble du conseil municipal, aura eu lieu, à 10h45, une cérémonie officielle et ouverte au public (l’endroit est très marge et venté) au monument « mémoire et paix ».  Le Maire y rendra hommage au Général de Gaulle, mais aussi à Bernard Boivin, porte-drapeau rolivalois, et à Daniel Dugord, ancien proviseur du lycée Marc Bloch. Après la minute de recueillement et l’hymne national exécuté, un très bref conseil municipal extraordinaire se tiendra au Lycée Marc Bloch pour désigner les grands électeurs de Val-de-Reuil (33 titulaires, 2 remplaçants pour le maire et l’adjoint aux finances qui votent déjà, l’un comme président de la commission des finances de la région Normandie, l’autre comme conseiller départemental de l’Eure, et 9 suppléants) aux sénatoriales de septembre 2020 et un apéritif convivial sera donné dans les jardins du lycée.

Communiqué de Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil,

Président de la commission des finances de la Région Normandie 

9 JUIL 2020

Actualités

Pour une agglomération (enfin) démocratique, efficace et moderne !

Pour une agglomération (enfin) démocratique, efficace et moderne !

Ce soir, lorsqu’il faudra élire le Président de l’agglomération Seine-Eure, avec mes camarades et amis rolivalois, nous voterons pour le candidat de la Justice Sociale, de l’Égalité des Chances et du Progrès, pour le Maire de Pont-de-l’Arche Richard Jacquet. Cela n’empêchera pas le conservateur, le sortant Bernard Leroy de l’emporter. Confortablement. Logiquement. Adhésion opportunément sollicitée de quelques communes géographiquement éloignées, mais politiquement complices, fusion avec Eure-Madrie-Seine cousine désargentée accueillie à bras ouverts non sans arrière-pensées, campagne électorale activement menée depuis quatre mois à pas feutrés, prébendes et finances sagement pré-distribuées, le vainqueur, derrière une bonhommie de chanoine, est habile. C’est un talent indispensable pour gagner et ce n’est pas sa seule qualité. Il n’empêche : cette élection expédiée en catimini prive plus de 100.000 citoyens d’un débat de fond sur l’avenir et la forme de leur agglomération. Alors, comme rien ne sera audible dans le tumulte du triomphe annoncé, il faut prendre les devants et rappeler quelques vérités.

Cette victoire ne sera pas démocratique puisqu’elle ne bénéficiera pas de l’onction du suffrage universel. Seine-Eure n’est pas une collectivité locale. C’est un établissement public. Ceux qui y siègent ne sont pas les représentants politiques d’une population, mais les « délégués » administratifs d’un territoire. Ce ne sont pas des députés, mais – au mieux – des ambassadeurs. Ils n’ont pas été choisis sur un programme ou pour un visage, mais préemptés automatiquement et collectivement parmi les premiers des listes qui se sont affrontées aux dernières municipales. Nul n’aura donc la naïveté de croire que les habitants concernés auront été consultés, ne serait-ce qu’au second degré, pour désigner les « conseillers » intercommunaux qui vont former, pour une soirée, un corps électoral éphémère. L’opération ne pourra se dérouler qu’en détournant les yeux de deux ou trois inégalités dérangeantes. Les délégués de Crasville ou de Saint-Germain-de-Pasquier, collègues estimables, compte tenu de la taille de ces communes, auront été portés, tout au plus, par une grosse centaine de supporters (1 délégué pour 125 habitants), tandis qu’il en aura fallu plusieurs centaines pour nommer ceux de Val-de-Reuil (9 délégués pour 15.000 habitants) ou de Louviers (une dizaine pour 18.000 habitants). Ces contorsions s’expliquent par l’objectif recherché : on peut douter qu’une communauté regroupant 105.000 femmes et hommes, au terme d’une compétition rationnelle, se donnerait pour président, quel que soient ses mérites personnels, le Maire d’une commune de moins de 4000 âmes dont les candidats sont, depuis vingt ans, régulièrement battus aux législatives, aux régionales, aux cantonales. On passera sur le manque de parité, l’absence de diversité, l’âge élevé des membres de l’Assemblée qui débute, puisque ce ne sont là -précisément- que les conséquences du manque de légitimité démocratique qui la fonde.

Cette victoire sera celle de la confusion. Qui peut-dire quelles sont les compétences de l’intercommunalité  ? Personne. Pas plus que le nom de ses principaux responsables. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Tantôt l’agglomération exerce ses pouvoirs dans leur plénitude, mais sur une partie seulement de son territoire (jeunesse, urbanisme). Tantôt elle les pratique sur la totalité de sa superficie, mais de façon incomplète (propreté, politique de la ville). Parfois, son action fait apparaître les vertus de certaines mutualisations (eau, assainissement). Parfois, au contraire, sa présence ne se fait qu’au profit d’une seule et unique commune (patinoire et piscine de Louviers, conservatoire de Gaillon, centre d’artisanat du Vaudreuil, etc…). Coexistent en son sein l’excellence du cousu main pour faire briller les événements de prestige ou d’image qui servent sa communication (marathon, coopération avec le Bénin, fêtes nautiques, petites scènes théâtrales), mais dont rien ne justifie l’organisation, et, pour gérer son fonctionnement quotidien, c’est à dire les conditions de vie de dizaines de localités, bref tout ce à quoi elle devrait s’obliger, l’uniformité d’un prêt à porter grisâtre imposé à tous au mépris des identités, des traditions, des histoires, des particularismes et des cultures. Une décision pourrait mettre fin à ce ronronnement sinistre qui fait le jeu des populistes. L’agglomération, aussi méconnue et mal-aimée que l’Europe, son modèle en voie de putréfaction, restituerait l’ensemble de leurs compétences aux communes, plébiscitées par les Français, et se consacrerait à dix priorités définies en commun, à dix synergies acceptées par tous. On appellerait cela « subsidiarité ». Quelle belle idée ! Ainsi Seine-Eure, structure attrape-tout s’agitant dans tous les sens, grenouille qui se prend pour un bœuf, embrassant trop pour bien étreindre, au lieu de dépenser l’argent des communes pour faire à leur place ce dont elles sont parfaitement capables, se concentrerait sur le temps long et les initiatives structurantes synonymes d’emploi et de croissance.

Cette victoire sera celle de l’immobilisme. A 60 clochers la paralysie guette autant notre rassemblement qu’à 27 pays le continent. La gestion d’un aussi vaste ensemble impose d’être ambitieux, innovant et pragmatique. Gageons que, dans notre cadre quasi fédéral, aucune réforme d’importance ne verra le jour avant 2026. Trois décisions témoigneraient pourtant chez celui qui les mettrait en œuvre d’une certaine force de caractère, de la priorité donnée à l’intérêt général et d’une véritable hauteur de vue. D’abord, arrêtons de plaindre hypocritement les petites communes. Elles n’ont plus les moyens de leur gestion, de leur entretien, de leur sécurité. Le temps des vaches grasses, s’il revient un jour, est encore loin qui pourrait les leur redonner. Il faut fusionner, construire des ensembles viables, jouer de la proximité. On se fait peu d’amis en affirmant cela, mais Alizay, Pitres et Le Manoir ont des choses à se dire. Incarville et Pinterville, c’est Louviers. Léry et Poses, qui ont, avec Val-de-Reuil, des préoccupations, des dossiers, des projets en commun, devraient se rapprocher. On peut multiplier les exemples. Ensuite, cessons de fermer les yeux sur la situation privilégiée de ces villages à faible fiscalité qui profitent – et c’est heureux, car c’est cela la solidarité – des impôts plus élevés des villes voisines pour jouir de leurs services publics, non sans leur asséner – c’est osé – des leçons de frugalité. Une meilleure répartition des efforts entre tous les contribuables de Seine-Eure serait plus moral que ponctionner les recettes des quartiers les plus pauvres. Enfin ne traitons pas un ensemble de 543 km2 et de 173 millions de budget comme un canton creusois. Il est temps de subdiviser ce géant normand en sous-ensembles à taille humaine, entre cinq et dix « arrondissements », à partir desquels seraient gérés un certain nombre de missions de proximité sous le contrôle des élus qui en sont issus. Va-t-on encore longtemps, entre Vexin normand et Métropole de Rouen, décider de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, du sexe des anges et de l’âge du capitaine depuis le bâtiment hideux, mal foutu et technocratique qui abrite le haut commandement de l’agglomération ? Pour combler un trou sur une route à Alizay ou à Acquigny, verser un demi-seau de bitume exige-t-il vraiment, en 2020, un ordre en trois bordereaux tombé depuis le quartier général de la Place Thorel ?

Enfin, quand bien même son nouveau président (dont j’ai dit qu’il se pourrait bien qu’il ressemble à l’ancien) ferait-il preuve le plus souvent de courtoisie républicaine et d’équanimité personnelle à l’égard de ses opposants qu’il consulte souvent et écoute rarement, combien de temps feignera-t-on de croire qu’il dirige son fief autrement que selon les mécanismes politiques qui le rattachent à la droite ? Ses barons, Moglia, Dufour, Bidault sont de droite. Ce n’est pas une attaque. Ils ne s’en cachent pas. Ses alliés, Terlez et Priolaud (auquel il donnera indemnité et statut particuliers sans s’en expliquer), sont de droite et ont été reconduits grâce à la navrante désunion de la Gauche lovérienne, certes, mais également en les dopant aux millions d’Euros que région et agglomération leur ont versés pour les garder en leur giron libéral. Il n’est pas jusqu’à ses querelles contre Lehongre, son inimitié pour Lecornu à qui il préfère, tous les gouts sont dans la nature, Maurey et Morin, qui ne soient typiquement de droite. Reconnaissons toutefois que son caractère affable et des convictions sans sectarisme, ses valeurs, son humanisme peut-être, poussent Bernard Leroy à s’entourer de toutes les sensibilités, à défaut de gouverner avec elles, à ne rejeter, en dehors des extrêmes, aucun des membres de son mini-parlement. Il faut lui en savoir gré. C’est pour cela qu’il prête peu le flanc aux attaques et que ces contempteurs, j’en suis le premier, passent facilement pour d’horribles personnages. Il lui arrive même de faire montre de neutralité, voire d’impartialité, presque de bienveillance, lorsque la distanciation sanitaire l’éloigne de ses mauvais génies, le bon docteur Madroux, qui coula notre base de loisirs, et le brave conseiller Jubert, invisible au département. Mais sa quête éperdue d’unanimisme, ce besoin louable de consensus, ne peuvent faire oublier les astuces qui, depuis l’origine de l’intercommunalité, visent à éviter méthodiquement questions et débats : ordres du jour surchargés qui font trancher dans la nuit des points essentiels, relégation des mal pensants aux derniers des gradins tandis que les bénis-oui-oui monopolisent les premiers, sujets budgétaires minimisés et expédiés, impossibilité d’amender, absence de public, séances non retransmises, opposition ne bénéficiant d’aucun moyen, refus des discussions de fond, indignation orchestrée lorsqu’un échange dure plus qu’un instant.

Alors oui, pendant six ans on peut cohabiter avec Bernard Leroy et ce peut être délicieux. Comme la table d’hôtes d’une pension de famille accueillante. Nous l’avons déjà fait. À l’usage, il n’est ni un despote, ni un dément. Son commerce est agréable. Tout juste devrait-il par un courageux coming-out avouer sa coupable passion pour l’antique démocratie chrétienne. Les choses seraient plus franches. Mais, une fois tous les six ans, à l’orée d’un mandat, et à chaque échéance importante, par clarté, par honnêteté, par cohérence, il faut aussi oser lui dire que, si son propos est responsable et structuré, s’il est facile de se retrouver avec lui autour de mesures de bon sens, de décisions locales, d’initiatives dont on conviendra qu’elles ne sont ni de Gauche, ni de droite, ses idées politiques, son positionnement à l’extrême centre et son giscardisme rural, son désintérêt pour les plus faibles, son indifférence pour les moins riches, son silence sur les questions éducatives et sociales, bref son projet de société, ses initiatives et ses priorités économiques qui le rapprochent de Raymond Barre ou d’Antoine Pinay, ne sont décidément pas les nôtres qui préférons Mendès-France ou Mitterrand. Je ne le lui cache pas en privé. Il me revenait naturellement de le lui rappeler publiquement.

Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil,

Président de la commission des finances de la Région Normandie 

17 MAI 2020

Actualités

Retrouvez le discours que j’ai prononcé ce vendredi 8 mai 2020, au Monument Mémoire et Paix de Val-de-Reuil, lors de la cérémonie du 75ème anniversaire de la victoire des alliés sur le régime nazi

Intervention de Marc-Antoine Jamet,

Maire de Val-de-Reuil – Président de la commission des finances de la Région Normandie

Cérémonie du 8 mai

Vendredi 8 mai 2020, 10h45, Monument Mémoire et Paix

 

Mes chers compatriotes,

Mes chers concitoyens,

 

Ce 8 mai n’est pas ordinaire. L’épidémie venue de Chine qui nous frappe depuis plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois, est encore là. Elle change notre vie. Elle change, si ce n’est l’esprit, du moins l’organisation de cette cérémonie. Le confinement est devenu la règle. Les réunions à plus de cinq sont désormais interdites. Comme ses collègues des cent autres départements français, notre Préfet l’a demandé. Il faut célébrer la Nation, célébrer la République, célébrer la victoire du 8 mai 1945, mais le faire autrement que nous le faisions depuis 75 ans. Étrange commémoration. Drôle d’anniversaire.

Tout devenant incertain, par facilité ou par découragement, nous aurions pu annuler cette matinée. Mais nous ne sommes pas du genre à nous résigner. Le mot résilience a créé pour nous. Nous l’avons donc, au contraire, maintenue. Pour Val-de-Reuil, pour ses habitants, pour notre Pays et pour sa mémoire.

Pour honorer nos morts et rappeler une Histoire qui a vu la France surmonter bien d’autres épreuves. D’autres malheurs et d’autres douleurs.

Parce que c’est une tradition à Val-de-Reuil, une tradition non pas populiste, mais populaire, patriotique et républicaine autour de notre drapeau et de notre hymne. Ici, au cœur de ce beau « monument à la mémoire et à la paix », de cette crypte à ciel ouvert, imaginée par les architectes Dominique Jakob et Brendan Mc Farlanne, nos fêtes nationales rassemblaient jusqu’il y a peu encore, des centaines d’habitants, anciens combattants, familles, écoliers. On se réunissait joyeux autour du conseil municipal et de notre conseiller départemental Jean-Jacques Coquelet, de notre Commissaire de police, des pompiers qui, à leur manière, nous sont aujourd’hui fidèles puisque le Capitaine Gastebois, le commandant de notre centre de secours, est là, devant moi, en chair et en os, en présentiel comme on dit maintenant, se rinçant la bouche de ce nouveau mot, amer et glaçant, venu du monde de l’éducation, de l’ingénieur en chef du Bassin d’Essais des Carènes, des responsables de l’Epide, du Directeur du centre de détention, des membres de la Police municipale et des corps constitués. Etre là, c’était pour moi l’occasion de les saluer, chaque année, après un 11 novembre parfois pluvieux et avant un 14 juillet radieux, de leur dire notre reconnaissance, notre gratitude, à eux qui nous sauvent, à eux qui nous protègent, à eux qui nous entourent et font bien davantage encore dans les circonstances dramatiques que nous subissons. Ces temps heureux nous les retrouverons. D’autres cérémonies viendront. Il y aura des temps meilleurs, qui nous verront toujours aussi unis et toujours aussi solidaires.

Aujourd’hui, maintenir cette manifestation, cette cérémonie, cette commémoration, était aussi un moyen de conserver nos codes, nos rites et nos repères. Nous en avons besoin. Il nous faut retrouver nos habitudes et nos réflexes collectifs. « Honneur et Patrie », pendant quatre ans, des Français, nos parents et nos grands-parents ont écouté d’autres français dont la voix venait de Londres.

En est-ce d’une certaine façon le prolongement ? Dans un instant, nous écouterons le message éternel de la France. C’est aujourd’hui celui du Chef de l’État, M. Emmanuel Macron. Comme le veut l’usage, je lirai son discours. C’est celui de la Nation. Puis je dirai quelques mots. Une gerbe sera déposée. Nous entendrons la sonnerie aux morts avant une minute de silence. Enfin la Marseillaise retentira marquant la fin de cette commémoration. Ainsi rappellerons-nous que dans notre commune qui n’est pas la plus riche de ce pays, si ce n’est pas ses habitants, et qui n’est pas la plus nantie de Normandie, si ce n’est par ses talents, il y a, pour reprendre les mots que certains ont prononcés, ni « effondrement » démocratique ni « écroulement » républicain. Nous sommes là, solidement, au service des Rolivalois.

Pour représenter chacun d’entre vous, nos 15 000 habitants, nous ne sommes que trois, mais j’ose espérer que nous ne sommes pas les moins bons. Il y a le Commandant de nos pompiers, le Capitaine Gastebois. Je l’ai cité et je le remercie à nouveau. Mais il n’est pas seul. Il y a avec lui un jeune sapeur-pompier qui porte l’étendard tricolore, ce drapeau bleu-blanc-rouge qui est notre ralliement. Celui du Souvenir français. Celui de la France et de ses combattants. Nous allons simplement nous regarder. Pas nous rapprocher. Nous allons rester à distance sociale. Nous ne nous croiserons pas. Nous serons éloignés les uns des autres. C’est la règle du jeu. C’est un geste de sauvegarde, mais c’est aussi le symbole voulu de notre exemplarité. J’espère Capitaine que notre jeune sapeur-pompier ne sera pas trop intimidé. Tous les trois, nous allons nous efforcer de représenter dignement notre population.

 

Lecture du message du Président de la République

 

Chers amis, quelques mots.

Cette crise et bien évidemment ses conséquences nous font mal. Un seul exemple ? Nous ne pouvons pas nous déplacer librement. Ce confinement, ce n’est pas la maladie seulement qui l’impose, mais c’est la raison qui l’exige. Cette réclusion volontaire est salvatrice. Une immense majorité d’esprits responsables à Val-de-Reuil a respecté sa nécessité. Une minorité d’inconscients, toujours les mêmes, n’en a pas éprouvé l’utilité.

Ce confinement, aussi indispensable soit-il, ne nous est pas naturel. Il signifie pour chacun d’entre nous isolement et enfermement. Il est probablement synonyme de détresse pour les personnes âgées et les plus faibles. De violence dans certaines familles, entre conjoints, entre parents et enfants, de décrochage social et éducatif aussi. Souvent pour les moins favorisés que cela exclue un peu plus encore. Nous l’avons vu hier en comptant le nombre des élèves qui rejoindront nos écoles le 12 mai. De solitude dans le travail, dans les transports. Notre société faite de rencontres et de dialogues au travail, dans les rues, dans les fêtes, dans les commerces, s’éparpille en une multitude de cellules individuelles numériquement reliées entre elles comme dans un mauvais film de science-fiction… C’est une vie sans spectacle, sans culture, sans promenade, sans réunion, sans famille. Ces longues nuits, ces mois de solitude, nous font peur parce qu’ils sont porteurs d’angoisses, d’anxiétés, d’insomnies et de craintes. Peur de la mort immédiate, soudaine, avant l’heure. La sienne. Celle des autres. Au hasard du virus et de notre corps. De sa résistance.

Cet enfermement nous fait mal, également, parce que le sens de cette cérémonie, le 8 mai, est de rendre hommage aux militaires qui se battent pour nous et, plus encore, à ceux qui sont tombés au champ d’honneur. Une cérémonie a eu lieu, hier, aux Invalides. Sans le moindre public. Je dirai donc un mot de deux hommes : un brigadier-chef et un brigadier, tous les deux issus de la Légion Étrangère.Dmytro Martyniuk 29 ans et Kévin Clément 21 ans, tous les deux engagés au Premier Régiment Étranger de Cavalerie de Carpiane, tous les deux morts au Mali il y a à peine quelques jours, tous les deux jeunes et braves. Alors que nous marquons le 75èmeanniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, ils rejoignent tous ceux, je pense à leurs 13 camarades morts également au Mali dans un accident d’hélicoptère ou à ces deux pilotes décédés dans les Pyrénées il y a quelques mois à peine, dont l’hélicoptère a chuté. Ils sont tous morts pour la France. C’est la raison première pour laquelle cette cérémonie devait avoir lieu.

Et puis, même pendant la pandémie, malgré la peur, la maladie, l’épidémie, la démocratie doit continuer de combattre l’extrémisme et de repousser le populisme dont nous voyons les effets absurdes au Brésil et aux États-Unis. C’est aussi le sens de cette cérémonie et c’est pourquoi nous avons voulu la maintenir.

Nous ne pouvons pas non plus pleurer nos propres morts. C’est un chagrin injuste, une souffrance supplémentaire. Je songe notamment aux familles Hassalah et Boulahdaj, dans notre Ville, qui ont perdu un fils et une fille. Ils reposent désormais dans notre cimetière à quelques mètres d’ici. Je songe à Daniel Dugord, l’ancien principal de Pierre Mendès France, le proviseur du Lycée Marc Bloch pendant longtemps, l’ancien Maire de Saint-Etienne-du-Vauvray, parti sans qu’on puisse lui dire adieu et sans qu’on puisse apporter un soutien à sa famille. Je pense à son épouse, infirmière en PMI que nous connaissions bien ici et qui avait travaillé avec nous. Nous sommes à ses côtés.

Nous n’avons pas pu, non plus, rendre hommage comme nous l’aurions dû, à certains qui étaient des amis proches, des gens qui comptaient pour nous. Je pense très personnellement à Henri Weber, Sénateur de Normandie, qui était la vie, la drôlerie, la science et l’intelligence faites homme. Avec lui j’ai appris en politique et appris la politique. Avec lui j’ai fait ma première réunion dans la salle où il n’y avait qu’une seule personne alors que où nous étions deux à la tribune. Il n’a pas tergiversé : « Tu commences, je conclus. Je crois que ce soir sera une belle soirée ». Il avait traversé des épreuves et remporté des batailles. De l’URSS, où il était né, à Dieppe, dont il était l’élu, en passant par Mai 1968, la Fabiusie et Solférino. C’était un homme exceptionnel. Il me manque et il manquera au Parti Socialiste. J’embrasse Fabienne sa femme et ses enfants.

Je pense de manière plus générale à ces générations de fonctionnaires, d’ouvriers, de cadres, d’agriculteurs, d’ambassadeurs, d’ingénieurs. Ils avaient été nos prédécesseurs et nos professeurs à l’école, au travail. Ils ont 80 ans et le virus les décime . Nous pensions les accompagner dans leur vieillesse et ce sont des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, presque 30 000, qui sont morts en deux mois.

Cette maladie est terrible parce qu’à la crise sanitaire elle pourrait ajouter une crise économique qui, elle-même, déboucherait sur une crise sociale, plus près de celle de 1929 que de celle de 2008,  dont je ne suis pas certain que l’Europe, qui paraît aujourd’hui si vieille, terrassée par ses Nations concurrentes, se relèverait, dont je crains que notre gouvernement, qui semble parfois si jeune, héritier de 20 ans d’impuissance publique, peine à nous prémunir des conséquences funestes. Parmi les premières victimes de la récession qui s’annonce, je ne veux pas voir les absents de cette matinée être les premières victimes. Je pense à nos journalistes, ceux de Paris Normandie, Thierry Delacourt et Guillaume Lejeune avec lesquels nous travaillons, Violaine Gargala avec laquelle nous avons longtemps travaillé, Audrey Clier ici la correspondante de ce grand journal. Notre quotidien régional ne doit pas disparaître pour sauvegarder le pluralisme de la presse, son honnêteté, son professionnalisme et sa proximité.

Heureusement, il y a dans cette crise des gens admirables et des héros. D’abord la grande armée des soignants, qu’il faut applaudir dans nos cœurs et pas seulement à 20 heures, mais chaque minute, qu’il faut écouter et valoriser. L’hôpital, face à la crise, public a souffert d’invraisemblables pénuries, blouses, gel, masques, et cette pénurie brutale est venue de sa longue paupérisation.

Il y a les forces de l’ordre et les pompiers qui jouent un rôle difficile après une année qui fut épuisante. Je sais le nombre d’interventions que la caserne, l’arsenal de Val-de-Reuil/ Louviers, peut avoir à faire dans une année normale et combien aujourd’hui ces interventions sont devenues plus compliquées, plus délicates.

Je voudrais saluer les services publics, ceux de l’État bien sûr, mais surtout ceux de la Ville qui ont préparé cette cérémonie et qui ont été extraordinaires parce qu’ils ont assuré la continuité du fonctionnement de la mairie tout au long de ces deux mois.

Il y a eu dans l’Eure deux ou trois paroles claires. Je vais rendre hommage à quelqu’un que je n’ai pas pour habitude de saluer. La parole claire, c’est celle du Ministre Sébastien Lecornu dont je ne partage pas la politique mais dont je salue la présence continuelle, forte et lucide, celle du Préfet Jérôme Filippini, calme et rassurant à chaque intervention, et, à sa façon, celle du Président Pascal Lehongre, sincèrement attaché à son département. Pour le reste, parfois, j’ai l’impression que le brouhaha des pré-campagnes électorales s’est ajouté à la confusion des incompétences :

Une région largement absente qui, obscurément, semble ne distribuer des aides qu’aux communes « amies » et des députés invisibles, hors sol. Une agglomération, viciée par l’élection prochaine de son exécutif, dont personne ne parle et à laquelle tout le monde pense, qui aurait dû coordonner les achats de gels et de visières et qui annonce fièrement que, dépensant des millions pour une piscine et une patinoire, aux déficits abyssaux, il n’entre pas dans ses compétences d’acheter plus de 20.000 masques pour protéger 100.000 habitants, mais qu’elle organise des modules de formation sur la pêche à la ligne pour qui veut bien les suivre. Nous n’avons décidemment pas les mêmes priorités dans un territoire qui a pourtant donné à cette intercommunalité la plupart de ses richesses. Et puis, on frémit quand on lit, dans un grand journal du soir, que, jusqu’il y a peu encore, on détruisait des millions de masques et que les responsables gouvernementaux se contredisent et avancent avec les difficultés que nous aurions tous, mais qui font peur parce que ce sont eux qui sont en responsabilité, aux affaires….

Heureusement il y a les Maires. C’est un immense coup de chapeau que je veux donner à mes collègues qui n’ont pas tous 20 ans, il faut le reconnaître, et qui sont sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de protéger la population, de créer des solidarités intercommunales et de proximité. Ils vont la même semaine rouvrir les commerces, les écoles, les marchés, les services publics. Si c’est cela qui devaient disparaître au profit d’autres collectivités moins légitimes, plus éloignées, mal élues et technocratiques, alors je dis vive l’esprit de clocher et le socialisme municipal.

Je veux saluer aussi les couturiers et les couturières de Nadia Benamara qui ont fait des masques pour en équiper nos commerçants. Je voudrais citer les assistantes de personnes dépendantes autour de Louisa Belaggoune qui visitent nos anciens. Je voudrais saluer les entreprises, si nombreuses, qui nous ont aidés dans le silence assourdissant de Sanofi qui n’a pas répondu à mes appels. Bravo et merci à Plastibell, Ovopharm, IDFN, Maison Berger, REL Autos, Etilabel, Janssen, Cordon Electronics, Carlo Erba, Schneider Electric,ValdePharm, Varenne Gastronomie, F4S Formation, KAP-WAN. Je voudrais citer les équipes de techniciens autour de Claude Godefroy, les commerçants autour de leur Présidente Madame Choquené, mais aussi autour de Monsieur et Madame Covin qui ont donné tant de réconfort aux anciens de notre Ville en leur offrant des pâtisseries offertes. Je voudrais citer Monsieur Lefebvre qui, dans son rôle sur mesure d’organisateur, dans son tabac, a permis lui aussi partie à la Ville de tenir debout. Je voudrais saluer le Directeur Général des Services de la commune Julien Tristant et les élus du conseil municipal. Catherine Duvallet qui prépare avec moi la réouverture des écoles. Nous le devons c’est une obligation. Nous n’avons pas le pouvoir de décider que nous allons ouvrir ou fermer les écoles. Dominique Lego, encore là à quelques mètres, pour la sécurité. Fadilla Benamara et Nabil Ghoul qui, pour les commerces, ont pris des risques pour leur santé. Ils sont une trentaine qui, au jour le jour, vous aident et ne vous abandonnent pas. 

Je veux remercier nos villes jumelées de Workington, de Stzum, de Ritterhude et de Danthiady qui nous ont adressés des messages d’espoir et d’amitié parfois parce qu’ils souffraient des mêmes maux que nous. Je veux saluer l’Ambassade de Chine en France et son Ambassadeur qui, hier, ont fait livrer à la mairie de Val-de-Reuil, au nom de l’amitié entre les peuples, plusieurs milliers de masques. Je voudrais citer Beautéville, le correspondant chinois du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley, qui a mis dans un avion, qui va arriver à la mi-mai, plusieurs dizaines de milliers de masques pour notre commune.

Je voudrais vous rappeler que notre commune a des atouts, des points forts, des leaderships. Ses entreprises, ses sociétés, que nous avons contribué à faire venir, que j’ai contribué à faire venir : Orange, EDF ou Fareva. Ou à garder : Altitude et Sanofi. Elles travaillent dans des secteurs qui ont résisté et qui résisteront : le numérique, la pharmacie, la défense. Ce sont des raisons d’avoir confiance en l’avenir.

Je suis admiratif devant les habitants de la Ville Nouvelle dont je connais la solidarité, le courage et la résilience. A eux je veux dire qu’ils ne sont pas seuls : vous avez des institutions qui tiennent bon, qui sont stables, qui sont solides, qui sont efficaces et qui resteront à vos côtés, comme votre conseil municipal et son Maire.

Il me faut terminer. Je vais conclure simplement en parlant de sujets qui vous préoccupent pour aller vers la partie officielle de cette cérémonie.

Val-de-Reuil redémarre. Ses entreprises appellent leurs salariés au travail. Chaque habitant est en train d’être doté de deux masques. Les plus de 65 ans ont déjà été servis à domicile. Ils étaient 1700. Les 13 000 autres le seront par une distribution samedi pour les personnes de A à J et dimanche de K à Z dans toutes les écoles qui sont des centres de bureaux de vote, qui sont à proximité de chez vous. Dès lundi, on prendra la température de chaque agent et de chaque usager à la porte des services publics pour y entrer, à la porte de chaque école pour les enseignants, les agents et les enfants. Les commerçants vont rouvrir. Des masques et des plexiglass de protection seront à leur disposition pour qu’ils puissent vous servir en toute tranquillité. J’inspecte nos maternelles, nos crèches, nos écoles primaires. Je les visiterai une par une. Nous examinons ce week-end la réouverture du marché qui sera devant la mairie chaque vendredi pour éviter les attroupements. La Ville, parce qu’elle veut être fidèle et reconnaissante, dotera la police nationale, l’hôpital de Elbeuf/Val-de-Reuil/Louviers, l’ASI, les commerçants, la prison, nos bailleurs sociaux et bien évidemment les pompiers de 5000 masques-tissu dès le début de la semaine prochaine. Enfin, 150 distributeurs de gel hydro-alcoolique (5 par école notamment) seront installés à la porte de tous les services publics de la Ville. 2000 visières équiperont les écoliers. Nous avons réaménagé toutes les salles de classe pour les enfants et les parvis seront, grâce à une signalétique spéciale, adaptés à l’attente des parents.

Les choses sont difficiles, les choses sont compliquées mais la pandémie a plutôt épargné Val-de-Reuil et notre département. C’est dans cet espoir qu’il faudra, à partir du 11 mai, continuer à se préserver, à se protéger, à se confiner si on le peut, si on est âgé, si on est fragile ; à préférer le télétravail si on en a la possibilité ; à faire en sorte de ne pas multiplier les réunions, les rencontres, les attroupements ; à être disciplinés et ordonnés. C’est ainsi, si nous ne laissons rien au hasard, que les choses iront bien. Pour ce qui est de la mairie la barre est tenue, l’autorité est là et la solidarité aussi.

Vive la République, Vive la France, et Vive Val-de-Reuil qui vivra très longtemps grâce à l’unité de tous ses habitants.

2 MAR 2020

Actualités

Reports du Forum de l’Emploi et de la « Rolivaloise »

 

 

Reports du Forum de l’Emploi et de la « Rolivaloise »

Les conseils de défense et des ministres réunis autour du Président de la République, samedi dernier, ont défini plusieurs mesures, dont l’interdiction ou le report d’événements réunissant des publics importants, afin d’éviter la propagation des foyers d’infections au coronavirus (CoVir 19) qui sont apparus depuis deux semaines dans notre pays.

En application de ces prescriptions, bien qu’aucun risque particulier n’ait été décelé à Val-de-Reuil ou dans ses environs, le Forum de l’Emploi qui devait avoir lieu Jeudi 12 mars 2020 au stade couvert Jesse Owens et la course féminine « La Rolivaloise » qui devait se dérouler en ville le dimanche 8 mars, sont reportés à une date ultérieure. Ces décisions, évoquées, dès samedi, avec le M. Préfet de l’Eure, ne sont pas la conséquence d’un danger constaté ou d’un risque avéré, mais la simple application d’un principe de précaution à des manifestations qui n’ont aucun caractère et calendrier obligatoires.

Le premier de ces deux événements réunissait plus de 5.000 exposants, représentants 300 entreprises, et participants, dont de nombreux enfants et adolescents, venus de nombreuses communes du département, dans un espace confiné. Le second accueillait près de trois mille coureuses, dont quelques-unes âgées, de santé précaire ou handicapées, leurs accompagnants, les organisateurs et les spectateurs, venus de toute la Normandie, parfois, de plus loin, dans l’espace resserré du départ de l’épreuve et du village arrivée devant la Mairie.

Ces deux manifestations, bien qu’attendues, connaissaient cependant un nombre croissant d’annulations ou de désistements. Elles seront reprogrammées.

D’autres événements organisées à Val-de-Reuil, comme le Carnaval, samedi 28 mars, qui réunit traditionnellement un grand nombre d’enfants en bas âge venus des centres de loisirs, leurs parents et encadrants, ou les Puces Motos, qui doivent rassembler, dimanche 5 avril, plus de 40.000 visiteurs venus de différentes régions de France, feront, en liaison avec la préfecture de notre département, l’objet d’un examen attentif en fonction de l’évolution de la situation sanitaire nationale.

Toutes les autres réunions et manifestations ayant lieu dans les espaces et équipements publics de la commune sont maintenues. Les services publics sont ouverts aux horaires et dans les conditions que chacun connaît. Aucune restriction n’a été établie à quelque activité que ce soit dans les entreprises, les administrations ou les associations locales. Je n’ai personnellement rien changé à mes habitudes ou à mon agenda. Il en va de même des élus municipaux, comme de leurs opposants, je l’imagine, qui poursuivent, normalement, sereinement, les actions (réunions, porte-à-portes, tractages) liés à la campagne en vue des élections municipales du 15 mars 2020.

Communiqué de Marc-Antoine JAMET 

Maire de Val-de-Reuil,

Président de la commission des finances de la Région Normandie 

 

7 FEV 2020

Actualités

Fermeture du Laboratoire « Pharma » de Jansen-Cilag (Groupe Johnson & Johnson) à Val-de-Reuil : une décision brutale, désinvolte et absurde.

 

Fermeture du Laboratoire « Pharma » de Jansen-Cilag (Groupe Johnson & Johnson) à Val-de-Reuil :

une décision brutale, désinvolte et absurde.

La direction de l’entreprise Janssen vient de communiquer au comité social et économique de l’entreprise la décision de fermer le laboratoire de recherche pharmaceutique implanté sur son site de Val-de-Reuil.

C’est une décision brutale, désinvolte et absurde.

Brutale, parce qu’elle a été prise unilatéralement, secrètement, sans préavis, ni dialogue, sans recherche d’une solution négociée, en privilégiant à la fois une délocalisation/relocalisation en Belgique et un plan social aux conséquences sévères (puisque toutes les personnes concernées ne se verront pas proposer une évolution dans l’entreprise) et l’exil des salariés et de leurs familles à 600 km de la Normandie, à Beerse. Belge par naissance, européen par capillarité, Janssen reste bien, dans ces méthodes d’un autre âge, la filiale d’un groupe américain, Johnson & Johnson, qui suit une logique d’amélioration de ses résultats financiers et de protection des intérêts américains compréhensible pour ses actionnaires, mais indifférente aux conséquences sociales qu’elle entraîne en France. Il faut songer au choc qu’ont éprouvé les femmes et les hommes directement concernés, l’inquiétude, et l’incertitude qu’ils ressentent pour leur avenir personnel, celui de leurs enfants, mais aussi les doutes que fait germer une telle décision dans l’esprit des prestataires et fournisseurs du laboratoire de recherche également impactés par cette mauvaise décision.

Désinvolte, puisque Jansen-Cilag pratique la politique du coup de force et du fait accompli en ne prévenant les organisations syndicales qu’avec un minimum de préavis et en informant le Maire de la commune victime de cette décision que par un mail et un coup de téléphone 24 heures seulement avant qu’elle soit rendue publique.

Absurde enfin parce qu’à l’heure des réseaux numériques, des vidéo-conférences et du télétravail, prétexter la nécessité de rapprocher des salariés – physiquement – sur un unique campus relève de la supercherie. C’est faire peu de cas de l’intelligence et de la compétence des chercheurs rolivalois qui ont été à la l’origine de découvertes majeures. 20 nouveaux traitements ont été mis au point depuis une décennie, dont 3 progrès essentiels sur le VIH, les tuberculoses multi-résistantes, le cancer de la vessie. Des récompenses internationales prestigieuses sont venus saluer leur réussite, dont la désignation du « chercheur européen de l’année » il y a dix ans et le Prix Galien 2016.

Outre la question des emplois et des vies, concernées par ce transfert que rien ne laissait prévoir, c’est une conception de l’avenir industriel, et stratégique de la France dont il s’agit, dans un domaine, l’industrie pharmaceutique, où, les investissements en la matière étant les plus élevés de l’industrie, la recherche est hautement stratégique.

C’est pourquoi j’ai décidé 1) d’apporter mon soutien plein et entier aux salariés de l’entreprise, 2) de demander la solidarité des élus du département et de la région, ainsi que des membres du Gouvernement originaires de notre territoire 3) de saisir sans attendre le nouveau préfet de l’Eure M. Jérôme Filippini, 4) de demander l’intervention immédiate de M. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, si régulièrement attaché dans ses propos à l’indépendance industrielle et à la souveraineté économique de notre pays, de Mme Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en qui j’ai confiance, et de Mme Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, tous dépositaires de l’intérêt national et que je sais attentifs à ces questions, 5) d’exiger d’être reçu par la direction générale de l’entreprise pour examiner les compensations qui doivent se diriger vers le site de Val-de-Reuil.

Val-de-Reuil reste un des territoires les plus dynamiques de Normandie, le premier producteur de richesses, d’emplois et de brevets de l’Eure, une Ville où Jansen-Cilag compte encore près de 500 salariés et un centre de recherche mondialement performant en cosmétique sur un site dont le nombre des salariés progresse.

Cependant, même s’il ne concerne que 5% des effectifs, le plan de sauvegarde de l’emploi, évoqué par la direction du groupe Johnson & Johnson , loin d’apaiser mes craintes, me remplit d’inquiétude et renforce ma détermination à défendre les salariés concernés, comme je l’ai toujours fait, mais aussi à me battre pour que reste sur le sol français une structure intellectuelle et industrielle indispensable dans un secteur primordial pour notre pays et ses habitants : la santé.

 Communiqué de Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil,

Président de la commission des finances de la Région Normandie

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