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14 MAI 2019

Actualités

Avec Stéphane Richard, son Président, nous avons posé la première pierre du 2ème Data-Center d’Orange à Val-de-Reuil

Pose de la première pierre de l’extension du Data-Center d’Orange

Intervention de Marc-Antoine JAMET, Maire de Val-de-Reuil,

Président de la Commission des finances de la Région Normandie

Mardi 14 mai 2019 – 10h30

Voie de l’Orée – Val-de-Reuil

 

Monsieur le Président, Cher Stéphane Richard,

Je suis heureux, après notre rencontre au Salon des maires, voici quelques semaines, de vous accueillir à Val-de-Reuil. Je vous ai connu dans différents postes et fonctions. Je sais que vous les avez toujours remplis avec vos atouts et vos qualités : l’intelligence, le sens de l’innovation, la passion de réussir. Dois-je ajouter que cela fait trente ans que, pour différentes raisons, certaines très personnelles, nous nous rencontrons ? Je voudrais donc vous rassurer. Vous avez  au moins – trois raisons de continuer à investir à Val-de-Reuil, d’y développer vos activités et de pérenniser votre présence dans la plus jeune commune de France.

Parce qu’il existe un partenariat solide basé sur le dialogue et la confiance entre votre entreprise et notre collectivité : 

Cette première pierre n’est pas si première que cela. Elle est en fait le coup d’envoi de la deuxième phase d’un projet né il y a plus de 10 ans à la suite d’échanges et de rencontres.

Elles ont été initiées avec Pierre Louette avec lequel je partage un corps d’origine et, même, aujourd’hui, et un employeur. Elles ont été prolongées avec vous qui connaissiez Val-de-Reuil depuis que NEXITY y avait, pas assez à mon goût, investi.

Je me souviens de discussions techniques complexes tenues dans le plus grand secret avec Philippe Robin grâce à la complicité de notre directeur général des services Fabrice Barbe : personne n’en a rien su. Nous avons fait jouer nos avantages comparatifs : rapidité du parcours règlementaire, instructions facilitées du permis de construire, mise en relation avec les partenaires, enquête publique rondement menée, soutien devant les services de la Préfecture.

Nous avons eu quelques palabres sur l’architecture du bâtiment (c’est ma marotte) avec Philippe Chicaud. Nous nous sommes tout de suite entendus sur le choix des matériaux, la ligne générale, l’idée qui n’était pas vague d’une « vague ».

 C’est ce travail, je crois, qui a permis d’envisager cette extension dans les meilleures conditions :

Nous ne sommes d’ailleurs pas partis d’une feuille blanche. Un programme général existait. Un projet progressif avait été présenté. 10 années se sont écoulées. Elles auraient pu provoquer pertes de mémoire et amnésie, il n’en a rien été.

Tout a été respecté : surfaces doublées (18 hectares pour le premier projet, 17 hectares pour le second), une même exigence dans le choix des matériaux, une même attention portée à l’insertion paysagère du bâtiment, une identité architecturale affirmée avec une différence de calepinage pour que le second bâtiment en forme de code-barres pour le différencier du premier.

Permettez-moi de souligner que, dans mon esprit, ce partenariat ne s’arrête pas à une opération aussi importante soit elle, mais qu’il est fait de permanence, de cohérence et de réciprocité. Lorsque vous installez trois antennes relais (sur l’A13, la Voie de l’Orée et le Central téléphonique) pour améliorer le réseau de télécommunication portable de vos usagers sur le territoire de l’Agglomération, c’est à Val-de-Reuil que vous les installez. Malgré l’esthétique peu avantageuse de ces infrastructures, nous l’acceptons volontiers. Lorsque nous avons besoin d’être conseillé dans le choix de la technologie à déployer pour transformer notre réseau câblé en un réseau fibré, c’est vers Orange que nous nous tournons en priorité. Lorsque vous développez un dispositif permettant aux personnes isolées, victimes de violence, dépendantes ou âgées de prévenir plus facilement leurs proches, c’est à Val-de-Reuil, entre autres, que vous décidez de l’expérimenter.

Parce qu’il est exemplaire d’un point de vue environnemental : 

Je ne suis pas un grand technicien, mais je ne suis pas le plus mauvais des praticiens. Je vois bien que votre système de free-cooling permet une consommation énergétique, celle d’une ville de 60.000 habitants, divisée par deux. J’observe les panneaux photovoltaïques, les normes BBC. J’approuve les réductions des émissions de CO2 de 20%, les certifications ISO 140001 et 50001. Vous n’avez pas attendu que la préservation de l’environnement devienne un sujet central de notre société. Vous auriez pu faire de votre premier data center une simple vitrine. Vous en avez fait un modèle et une référence pour vos futurs projets.

Cette démarche répond à l’ambition de la municipalité à l’heure où nous nous apprêtons à signer, avec le Premier ministre je l’espère, la convention qui entérinera notre nouveau programme de renouvellement urbain. La majeure partie des 100 millions d’investissements publics, soit le même montant que celui de la construction de vos deux premiers data centers, sera consacrée à la transformation énergétique des logements et des équipements, à la création de voies primaires et secondaires plus écologiques, au développement d’une mobilité plus douce et moins polluante, à la mise en valeur de notre patrimoine environnemental.

Parce qu’il renforce la croissance, la stratégie et l’identité économique de Val-de-Reuil

Notre territoire n’a pas toujours été aussi dynamique qu’il l’est aujourd’hui. Nous avons connu quelques creux. Comme lorsqu’il a fallu maintenir Sanofi, comme lorsqu’il a fallu faire venir Valdepharm, comme pour tant d’autres projets industriels, j’ai pris mon bâton de pèlerin et je suis allé voir Henri Proglio à EDF et les dirigeants d’Orange. Je voulais sortir notre territoire de l’anonymat et de la banalisation par des marques. Je voulais le sortir de la mono activité pharmaceutique et logistique par la diversification. Je voulais trouver des ressources et de la modernité. Vous vouliez des élus responsables, connaissant les problématiques industrielles, à l’écoute. Il était normal que vous vous implantiez chez nous.

En 2019, Orange reste une locomotive de notre croissance. Vous avez ici, autour de nous, certaines des industries et des technologies les plus avancées mais également les plus sensibles de notre pays : Bassin d’essais des carènes (où réside un escadron de gendarmerie), Data center d’EDF (centre de calculs et de régulation de nos centrales nucléaires, de nos barrages, de nos factures), SANOFI (où sont produits les vaccins contre les maladies les plus dangereuses et les plus mortelles de notre planète), CARLO ERBA et VAL-DE-PHARM, deux sites chimiques classés SEVESO. Orange traite ici, avec la confidentialité que requiert la gestion de ces fichiers, les données individuelles et personnelles de millions de clients. Il était normal qu’elle soit protégée, que ses activités puissent évoluer dans un environnement fait de stabilité et de sécurité. Val-de-Reuil est le coffre-fort numérique et la pointe de diamant industriel de ce département.

Vous l’aurez compris : nos grandes entreprises, nos fleurons industriels sont les monuments historiques, les cathédrales et les chapelles que ne possède pas notre commune nouvelle. Ils font notre réputation et notre histoire. Ils apportent, directement ou indirectement, solidité et développement à nos voisins désargentés qui en utilisent les revenus pour construire des patinoires ou refaire leurs places de Ville. Tant mieux pour eux !

Il était donc fondamental pour notre attractivité, pour leur équilibre financier, pour que nous soyons mieux identifiés, plus qu’ils soient plus facilement repérés que puissent se développer entre la Seine et la forêt, à 100km de Paris, des entreprises qui rayonnent au-delà de nos frontières et font briller notre Ville. C’est une identité comme une autre. Val-de-Reuil est tranquillement devenue la capitale nationale des data-centers. BNP PARIBAS, ALTITUDE, EDF et ORANGE.

C’est un éco-système de performance et d’excellence à la française. Orange participe à cette dynamique qui pourrait s’accompagner de plus de mécénat et de plus de création d’emplois. C’est à Val-de-Reuil que sont conçus les porte-avions et les sous-marins qui assureront demain la protection de nos frontières et du deuxième domaine maritime international. C’est à Val-de-Reuil que sont produits les vaccins qui protègeront les enfants des maladies. C’est à Val-de-Reuil les produits cosmétiques, ceux du quotidien, de Roc et du Petit Marseillais, qui sont parmi les plus vendus en France. C’est depuis Val-de-Reuil et le site d’Hermès que sont expédiés les produits manufacturés de petite maroquinerie parmi les plus prisés de nos visiteurs étrangers. Cela me permet d’affirmer que Val-de-Reuil, grâce à vous aujourd’hui, conforte d’année en année sa place de premier bassin industriel du département de l’Eure.

10 MAI 2019

Actualités

À l’issue de la cérémonie patriotique du 8 mai dernier, au Monument Mémoire et Paix, j’ai remis à Benoit Balut, adjoint à la jeunesse de Val-de-Reuil, la Médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports

Discours de Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil

Remise de la Médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports à Benoit Balut

Mercredi 8 mai 2019 – 11h30

Monument Mémoire et Paix

 

 

Chers amis,

 

Nous venons de conclure la cérémonie qui marque l’anniversaire du 8 mai 1945. Un autre rassemblement peut s’organiser au cours duquel les rôles vont s’inverser. Benoît Balut présidait à la commémoration de la victoire sur les nazis. Il va maintenant devenir le centre, le sujet, d’une seconde cérémonie, plus locale, plus pacifique, au cours de laquelle, devant sa famille, devant ses amis, devant ses collègues, il va être décoré de la médaille d’argent de la jeunesse et des sports.

Il est juste, il est bon, en effet, de rendre hommage aux Rolivalois méritants, à ceux qui font rayonner, briller et aimer notre cité. Incontestablement, Benoit Balut, l’adjoint rolivalois à la jeunesse, en fait partie. Je me demande même si, pour reprendre une formule qui n’a pourtant pas porté bonheur à celui à qui elle était destinée, il ne serait pas « le meilleur d’entre nous ». Son parcours est fait de légitimité, de crédibilité, de visibilité, certes, mais aussi, ce qui est plus rare chez un élu (je parle en connaissance de cause) d’humilité. Votre modestie naturelle en souffrirait-elle, Benoît Balut, ce n’est donc pas la Ville qui vous salue, mais la Nation qui vous honore.

Il faut un commencement à notre histoire. Ce début nous est très personnel. Peu en connaisse la réalité. Elle n’est pourtant pas compliquée. Malgré les trente ans qui nous séparent, nous nous sommes trouvés et appréciés. Dès que je fus élu, il y a vingt ans désormais, vous débouliez régulièrement, sans crier gare, rue Grande, dans mon bureau de Maire, en soirée ou le samedi, simplement pour une conversation ou pour un conseil, posant tranquillement les questions de votre âge à moi que vous connaissiez si peu, mais à qui vous aviez manifestement plaisir et facilité à parler. C’est ainsi qu’est née notre amitié. Votre confiance quasi illimitée me touchait profondément. Votre timidité, votre retenue également. J’ai le souvenir précis d’un  adolescent aux yeux bleus, aux cheveux blonds, à la fois tout en muscles et tout en finesse.

A cette époque, son sac de sport était si grand que Benoît aurait pu rentrer dedans. Il portait un survêtement étincelant aux couleurs du PSG. C’était celui de la section Judo de la capitale. Thierry Rey, médaillé d’or aux Jeux Olympiques de 1980 à Moscou, qui l’avait repéré, pensait que le kimono siérait à Benoît. Il est vrai qu’il pratiquait ce sport depuis ses 8 ans et avait de qui tenir. Son grand-père maternel était l’un des pionniers du judo en France et en avait créé un des premiers clubs à Maisons-Alfort. Son père et sa mère, engagés dans la vie associative, étaient déjà judokas. Il n’est pas jusqu’à sa sœur qui se soit révélée être une remarquable championne de natation.

A cette époque, il y eut des médailles en pagaille, des stages, des compétitions et des podiums. À cette époque, il y eût de superbes victoires avec le Club de Sainte-Geneviève-des-Bois, que je connaissais davantage par son ancien député-maire, Julien Dray, que par ses tatamis. Vous y passerez votre diplôme d’entraineur. A cette époque, il y eut des titres à foison : premier du Tournoi de Venise, vainqueur en équipe de France militaire alors que Benoît n’était même pas soldat, champion universitaire de lutte en en rejoignant au dernier moment cette équipe et cette discipline. Votre armoire à trophées est plus que pleine. Les étagères croulent sous les coupes. À cette époque, il y eût aussi, hélas, des blessures, des accidents. C’est le lot de tous les grands combattants, mais peu se sont relevés et sont repartis de l’avant, comme notre collègue et ami.

Rien d’étonnant à cela, car, au-delà des performances, de votre technique et de vos aptitudes physiques, un code moral structure votre vie et vos réactions. Je recommande à chacun de lire la phrase qui est en tête de votre compte twitter. Elle est symptomatique du code Balut. Derrière votre gentillesse, il y a le sens de l’amitié, le courage, le respect, la discipline, la sincérité, la rigueur, l’honneur, le contrôle de soi et la politesse. Ces valeurs sont celles à travers lesquelles chacun ici vous reconnait et ce sont elles qui vous permettent de relever tous les défis.

De Benoit Balut, je n’ai – on l’aura compris – que du bien à dire. Dans tous les secteurs de sa vie ! Même s’il y eut auparavant Vernon où, né le 10 août 1983, il ne croisa jamais, je vous rassure, le bourreau du collège PMF, Sébastien Lecornu, puis Saint-Marcel, il est un de ces Rolivalois exemplaires qui défendent leur Ville, bec et ongle, mais sans agressivité. Pour ses interlocuteurs, il n’est que bienveillance, écoute, respect et solidarité.

Ancien atlhète, il est un ami accompli et il n’est pas un combat de notre vaillant boxeur, Hervé Lofidi, que Benoît ne suive, pour le soutenir, au pied du ring, tout comme il a remis sa ceinture noire pour entraîner ses partenaires d’Amfreville-la-Mivoie vers les jeux olympiques des vétérans. Un cœur en or vous dis-je !

Il est un militant convaincu et présent, toujours partant pour un tractage sur le marché sous la pluie ou un collage au cœur de la nuit, responsable fédéral eurois d’un grand parti politique dont je tairai le nom, mais qui m’est proche, épris de justice sociale et d’égalité des chances, le double ressort à mon avis de sa personnalité et de son engagement. Il est systématiquement tourné vers les autres, au service des plus faibles, des plus fragiles, des plus vulnérables.

Il est également, à l’EPIDE, un agent impliqué. Benoît est un acteur central de ce que je considère être un établissement parmi les plus essentiels à notre jeunesse et à notre commune. Il permet, chaque année, à des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles en difficulté ou en souffrance, d’acquérir soliditéet maîtrise de soi, non seulement par son travail quotidien, mais également par les responsabilités supplémentaires dont il a accepté la charge. Je pense évidemment au Cross de printemps, au VRASAD, aux délégations qu’il conduit aux cérémonies municipales, aux multiples actions entreprises parfois avec sa mère Béatrice parvenue à faire faire de la peinture sur tissu à des paroissiens qui ne sont pas tous des enfants de chœur.

Depuis 2014, il est un élu dans l’action et sur le terrain, un adjoint naturellement loyal et présent, constructif et solidaire, honnête et fidèle à ses idées et à ses alliés, repéré dans la commune, utile à la population dans des domaines, naguère le sport avec Rachida Dordain, puis aujourd’hui la jeunesse, qui ne sont pas des sinécures! Pascal Régnault, Agnès Dupain, Fouzia Nouicer, ses collaborateurs, en témoigneront. De séminaire organisé en recrutement supervisé, d’incident réglé en ennui évité, il est toujours sur la ligne de front cherchant une trousse de secours ou discutant avec un parent. Il est respecté de tous : des agents comme des enfants. Il faut dire que, lui aussi, il a été animateur : de 2001 à 2005 à la trésorerie, aux cerfs-volants, à la voie blanche. Toujours calme et patient. Aujourd’hui quand il fait son jogging, ses jeunes administrés le salue bien convenablement. Pour que ce comportement leur dure, je ne leur rappellerai donc pas que, au centre de l’éléphant, pour votre premier job, vous aviez entrepris, martialement, de mettre leurs aînés qu’on vous avait imprudemment confiés au régime pompes/abdos…

Au-delà des réussites collectives, des succès publics, il est des points peut-être un peu trop personnels à son goût, car il est pudique, que je veux encore évoquer à propos de celui qui, avec Jessica, va s’enraciner dans la commune en y investissant, à l’ombre de quelques panneaux photovoltaïques, dans une nouvelle maison. C’est un fils attentif et un père remarquable, ce qui me permet de saluer sa mère Béatrice qui, depuis les Rues Payse et Bonvoisin, elle aussi, m’a toujours aidé dans notre entreprise de renaissance de la Ville, et ses deux petites filles, Sarah et Clara, qui sont le sourire de tant de nos manifestations et l’atout de nos équipes de handball féminines. Il paraît d’ailleurs que vous avez mis au point une série de checks avec chacune des joueuses pour les encourager.

On l’aura compris, cet hommage est celui du respect que nous devons à Benoit Balut, mais c’est aussi celui de la reconnaissance et de l’affection que je lui porte naturellement.

Avant que je vous remette cette médaille, je vous donnerai un dernier conseil. Continuez Benoît. Continuez à être ce que vous êtes : un modèle, un exemple. Continuez à militer pour vos idées. Continuez à transmettre vos valeurs. Continuez pour que dans 5 ans, je vous remette une médaille d’Or.

 

Au nom du Ministre de l’Éducation Nationale et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, M. Benoît Balut, je vous remets la médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports.

9 MAI 2019

Actualités

HOMMAGE ET RESPECT – Retrouvez le discours que j’ai prononcé ce mercredi 8 mai 2019, au Monument Mémoire et Paix de Val-de-Reuil, lors de la cérémonie du 74ème anniversaire de la victoire des alliés sur le régime nazi

 

Discours de Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil

Cérémonie du 8 mai 1945

Monument Mémoire et Paix

Chers amis, chers concitoyens,

Je veux vous remercier d’être venus aussi nombreux, aux côtés des autorités civiles et militaires que je salue, afin de transformer, si la pluie nous en laisse le temps, cette Fête de la Victoire en une cérémonie d’hommage et de respect.

Hommage et respect d’abord à la République elle-même, à sa bannière, notre drapeau bleu-blanc-rouge, à la Marseillaise, notre hymne national, à ce qui fait la France, notre patrie et notre Nation, à ce qui nous rassemble et que nous devons préserver.

Hommage et respect pour ces millions de femmes et d’hommes qui sont morts pour que nous vivions en liberté et en démocratie, pour ces soldats venus d’Amérique et de Russie, de la résistance et des colonies, qui ont débarqué en Normandie il y a 75 ans et ont laissé leur vie sur nos plages, sur nos routes, sur nos places, donné leur jeunesse et leur courage pour que la France relève après avoir subi le joug de la barbarie nazie.

Rendre hommage, témoigner du respect, c’est aussi avoir le sens de l’honneur et de la dignité. Il ne semble pas dans l’Eure également réparti. Comme d’autres élus de notre département, je me suis étonné, en effet, que la municipalité du Neubourg désigne, voici 10 jours, le 29 avril précisément, un admirateur du Maréchal Pétain, M. Philippe Marche, pour présider, non pas la cérémonie commémorant l’armistice du 11 novembre ce qui aurait été historiquement explicable, à défaut d’être politiquement compréhensible, mais celle en mémoire des déportés. Il n’est pas dans mes habitudes de commenter la façon dont mes collègues conduisent les affaires de leur commune, mais j’ai été stupéfait du silence qui, après que ce nostalgique de Vichy se soit vu confier cette responsabilité qu’il était le dernier à pouvoir accepter, a accompagné ses justifications. Il ne voyait pas le « problème ». Il ne comprenait pas les « reproches » qui lui étaient faits. Ils sont pourtant assez simples à saisir. En 1940, comme dans toute situation critique, il ne fallait pas se tromper. Les Français se sont partagés entre collaborateurs, résistants, à l’origine peu nombreux, et l’immense majorité des attentistes ou des indifférents assommés, comme la IIIème République, par « l’étrange défaite ». Les familles également se sont divisés. J’en sais quelque chose. D’engagements différents, qu’ils soient le fruit de convictions ou du hasard, sont nées des attitudes différentes. Certains ont serré la main de Hitler et d’autres ont continué le combat depuis Londres. Aux uns la honte, aux autres la gloire. Pétain, en signant les lois d’octobre 1940, a permis la déportation de 80 000 juifs dont 25 000 de nos compatriotes et 2 000 enfants de moins de 6 ans, morts la plupart d’entre eux dans les chambres à gaz d’Auschwitz ou sous les coups de leurs bourreaux SS. Voilà pourquoi lui pardonner est impossible. Voilà pourquoi M. Marche n’était pas à sa place. Voilà pourquoi j’ai souhaité que nous entrions dans ce monument, que nous nous débutions cette cérémonie, en écoutant le chant des marais, le chant des déportés, celui qui accompagna Simone et Antoine Veil au Panthéon, leur demeure de mémoire et d’honneur, le 1erjuillet dernier.

Hommage et respect bien évidemment à l’armée française qui combat au Mali pour que recule la menace terroriste dans nos villes. Notre minute de silence sera dédiée à la mémoire du dernier soldat tombé au bord du fleuve Niger, du 24èmemilitaire français mort dans un pays qu’il venait à peine de rejoindre pour le défendre, à Marc Laycuras, décédé le 3 avril dernier en opération. Fils du sous-Préfet de Bernay, il était né le 12 janvier 1989 à Cholet. C’est dire qu’il avait tout juste 30 ans, l’âge des projets et des commencements. Le capitaine Marc Laycuras n’était médecin que depuis 2 ans, mais il ne soignait pas, fidèle au serment d’Hippocrate, que lesmarsouins du 2èmeRima. Il protégeait et assistait tous ceux qui se présentaient à lui. Arrivé le 12 février 2019 en Afrique, il en soignait les populations amies ou ennemies, musulmanes ou chrétiennes, femmes, enfants, vieillards. Nous pensons à lui, à ses camarades, à sa famille. A leur chagrin. A leur douleur.

Hommage et respect, c’est ne pas oublier nos héros du quotidien et je voudrais dire ma reconnaissance aux pompiers de notre Ville. Voici dix jours, ils ont évité que Biotropica, en proie aux flammes, se transforme en un petit Notre-Dame de Val-de-Reuil et que le Data Center de EDF subisse les dommages irréversibles d’un début d’incendie alors que, à une centaine de mètres, nous allons poser la 1èrepierre du second Data Center d’Orange dans quelques jours.

Hommage et respect, c’est se tourner vers les militaires du Bassin des Carènes qui forgent l’outil de défense de la France dans un monde soumis à la pression démographique, au réchauffement climatique, au séparatisme, au fanatisme et au populisme qui sont, pour l’avenir, autant de facteurs de troubles, autant de causes de guerre.

Hommage et respect bien évidemment aux services publics de la sécurité, aux policiers du Commissaire Daubigny, aux gardiens du Centre de détention des Vignettes qui  font un travail difficile, aux agents de la Police Municipale qui me permettent de remercier notre adjoint à la sécurité, l’infatigable Dominique Lego, aux cadres de l’EPIDE dont la mission est essentielle.

Je voudrais conclure mon propos par une note d’actualité. Hommage et respect, cela impliquera que chacun remplisse son devoir civique le 26 mai prochain. Il y a un lien direct entre le cortège des morts et des sacrifiés que j’ai évoqué et ce droit sacré, ce devoir absolu, qui consiste à voter. Il faut s’y obliger même si on est un peu désabusé, fatigué, ou occupé à des milliers d’activités. Aucune n’a plus d’importance, si on y réfléchit dix secondes, que de faire vivre notre démocratie.

Enfin, ces élections sont organisées pour construire l’Europe, la faire évoluer et la changer, pas pour la quitter ou la briser. Le Brexit nous démontre à quoi conduisent les démagogues et les marchands d’illusions : pauvreté et chaos. Si nous ne restions pas unis, nous ne pèserions pas lourds demain face aux 6 milliards de chinois, d’indiens, de brésiliens, de mexicains, d’africains et d’indonésiens qui veulent à juste titre grandir, se développer et s’enrichir.

Alors comme je l’ai dit aux polonais de Stzum et aux allemands de Ritterhude lorsque nous les avons visités le 1ermai dernier, la solution, que nous aimions Bruxelles ou pas, c’est et cela reste l’Union Européenne. Simplement, pour que nous ayons davantage envie d’Europe, il faudrait qu’elle soit plus humaine, plus écologique et plus sociale. Une liste, à Gauche évidemment, additionne à la fois ces qualités et la possibilité d’unir nos efforts à ceux d’autres peuples européens. Elle reste mon choix.

Vive Val-de-Reuil, Vive l’Europe et Vive la France.

 

 

 

3 AVR 2019

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Pourquoi j’irai saluer François Hollande ce jeudi 4 avril au Lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil

Pourquoi j’irai saluer François Hollande

À l’invitation de ses professeurs et de ses élèves, François Hollande donnera une conférence sur l’Europe au Lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil jeudi 4 avril 2019. Sa venue dans notre commune est à la fois un plaisir et un honneur. J’accueillerai donc  l’ancien chef de l’État sur le parvis de l’établissement à 9h30.

Je le ferai, avant tout, pour des raisons institutionnelles, par devoir, en fonction d’une tradition républicaine justement établie qui exige qu’un Maire salue un ancien Président de la République lorsqu’il est sur le territoire de sa commune.

Je le ferai pour des raisons morales parce que je conserve la mémoire des crises financières, économiques et sociales, des attentats terroristes et des événements internationaux auxquels François Hollande a été confronté et que je n’aurai pas l’ingratitude d’oublier qu’il y a fait face avec courage et détermination.

Je le ferai pour des raisons militantes pour affirmer, une fois encore, le choix d’une sociale-démocratie moderne, choix que je partage avec celui qui a dirigé le parti auquel j’ai toujours appartenu et, avec mon entier soutien comme avec celui de tant d’autres, l’a conduit sur cette ligne, vers le succès en 2012.

Je le ferai par solidarité politique avec un homme qui, dans la campagne pour les élections européennes qui commence, a annoncé un vote, clair, utile et cohérent avec son appartenance à la Gauche et l’espoir d’une Europe meilleure. Ce vote sera aussi le mien.

Je le ferai également pour des raisons locales puisque François Hollande, artisan d’une véritable politique de la Ville en faveur des quartiers de grande précarité, s’est engagé, de manière décisive, afin que Val-de-Reuil soit inscrit parmi les bénéficiaires du  Nouveau Programme de Rénovation Urbaine, de ce NPRU2 dont elle obtient, en ce moment même,  les premiers résultats concrets.

Je le ferai, enfin, pour des raisons personnelles, heureux qu’un ami (et un ancien collègue…), normand qui plus est, prenne le temps de venir visiter à nouveau ma Ville et de parler à sa jeunesse.

Communiqué de Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil

Président de la Commission des finances de la Région Normandie

 

5 DEC 2018

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Dialogue, négociation, respect.

Dialogue, négociation, respect.

 

Le mouvement des « Gilets Jaunes » veut lutter contre les inégalités sociales et territoriales qui se creusent. Il demande plus de justice et plus de solidarité entre tous les Français. Il exige le maintien de services publics accessibles, performants, modernes partout dans le pays. Il dit le besoin d’écoute, de respect et de dialogue. En ce sens, il recueille évidemment mon soutien.

Cet appui est logique. Il est la seule réponse que nous puissions apporter à des politiques publiques qui, à Val-de-Reuil, malgré la relance du renouvellement urbain et le recul du chômage, se sont traduites, en dix-huit mois, par la fermeture d’un de nos trois collèges, la diminution des emplois aidés, la taxation des retraités ou des plus pauvres, la baisse des APL, la fin de l’accession aidée à la propriété. La liste serait longue des mesures qui, prises une à une, paraissent ne pas être dirigées contre les habitants de notre commune, mais qui, dans leur ensemble, concrètement, ont été nuisibles à la collectivité que nous formons.

Il ne s’agit pas d’une volonté ou d’une hostilité de la majorité au pouvoir. On ne peut refuser au Chef de l’État et au Premier Ministre une légitimité qu’ils ont conquise, par deux fois, dans les urnes. Je le reconnais d’autant plus volontiers que je n’appartiens pas à leur camp. Mais ils sont responsables du malaise que nous vivons. Ce sentiment est la résultante, non seulement d’un style de communication inapproprié et blessant, mais, aussi, d’une indifférence à la France, celle des banlieues, celle des campagnes, qui n’est pas celle des métropoles ou des catégories prospères. Inexpérience, méconnaissance ou maladresse, la faute n’en est pas moins grave. Il faut rapidement la corriger.

Cette orientation s’est accompagnée, dans la pratique, d’une entreprise de décrédibilisation des corps intermédiaires (syndicats, élus de terrain, chambres consulaires, etc…), d’une verticalisation de l’autorité, d’un oubli – qui ne date pas d’hier – de nos traditions républicaines, ce qui faisait notre singularité en Europe, qui laissent aujourd’hui le peuple français sans représentation pour porter ses revendications. Voilà pourquoi il est dans la rue. Au-delà des manipulations, qui existent, c’est la raison première de sa mobilisation. Certains ont voulu remplacer la République des élus par la République des élites. Nous en payons – tous – les conséquences. Il est temps de retrouver le sens et les modalités de la négociation globale par laquelle on sort d’une crise. Des annonces concédées et successives ne peuvent la résoudre. S’il est absurde de répéter en boucle « les riches paieront » dans une société où la fiscalité bat déjà des records, la question du pouvoir d’achat ne peut être laissée de côté.

Pour autant, la violence n’est pas admissible. Elle est moralement injustifiable. Elle va, économiquement, contre la croissance et socialement contre l’emploi. Elle est indigne quand elle s’exerce contre les forces de l’ordre ou les sapeurs-pompiers, quand elle détruit le fruit du travail, quand elle profane les monuments nationaux. Les récupérations opportunistes et extrémistes, de droite comme, parfois, de Gauche, doivent être dénoncées. Après les échecs de Parcours Sup’, additionnés aux incertitudes de la réforme du Baccalauréat, il est normal qu’étudiants et lycéens soient inquiets pour leur avenir. Néanmoins, les parvis des facultés et des lycées, qui sont les lieux de l’éducation et de la connaissance, ne sont pas faits pour être bloqués. Pour préserver une planète dont la lutte contre réchauffement devrait être une cause politique universelle, une transition écologique, expliquée, durable, soutenable, reste indispensable, afin de ne plus être dépendants de produits pétroliers qui, de plus en plus rares, seront de plus en plus chers et devront être, comme notre dette, financés par nos enfants.

Communiqué de Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil

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